Think positive? Think again!

With a new year comes new resolutions. This year, you are going to do what you always told yourself you should do and damn it, you’ll be successful at it. You’ll work hard because you know success is based on merit and it comes to people who truly deserve it because of their relentless efforts. You will go far and perhaps even become your own brand. Why not? If you are not succeeding in your goal, it’s because you are not trying hard enough, right?

So what does that say about people who are not “successful”? Does that make them losers? Or are they maybe just too lazy?

For years, especially in the U.S., positive thinking and meritocracy have been pushed forward not only by popular show hosts like Oprah but also by psychologists, doctors and entrepreneurs. You are sick? Think in a positive light, don’t let any negativity creep in and you will beat your disease. You want to be a famous singer? Stand on the street and sell your show ticket by ticket if you have to. They say Marilyn wasn’t the most talented young actress around. She became famous because she wanted it MORE than any other girl did. (Or maybe she said that herself. I can’t seem to find the original quote.)

Because I’m not an optimist by nature – a result of personality and unhappy childhood – this kind of positive thinking has always made me cringe. “Yes we can” is nice and all, but I’m more of the “Okay let’s give it a try but don’t get your hopes up too much” type of mentality. It freaks me out to see positivity elevated as the new moral standard, the new religion to follow. My lack of faith may not allow me to fly as high as a kite, but it keeps my feet well grounded. It also means that I often have a plan B, which makes me ready to move on when something doesn’t go my way.

Thankfully, we are slowly hearing voices rising up against this excess of magical thinking. Barbara Ehrenreich, who wrote the famous book Nickel and Dimed just published another book with an exciting title:
Bright-sided: How the Relentless Promotion of Positive Thinking Has Undermined America.

The practice of positive thinking is an effort to pump up this belief in the face of much contradictory evidence. Those who set themselves up as instructors in the discipline of positive thinking— coaches, preachers, and gurus of various sorts—have described this effort with terms like “self-hypnosis,” “mind control,” and “thought control.” In other words, it requires deliberate self-deception, including a constant effort to repress or block out unpleasant possibilities and “negative” thoughts. The truly self-confident, or those who have in some way made their peace with the world and their destiny within it, do not need to expend effort censoring or otherwise controlling their thoughts. Positive thinking may be a quintessentially American activity, associated in our minds with both individual and national success, but it is driven by a terrible insecurity.

For a fun take on the book, watch the interview that Jon Stewart did with Barbara Ehrenreich.

Going in a similar direction, the writer Alain de Botton recently gave a TED talk titled A kinder, gentler philosophy of success.

There’s a real correlation between a society that tells people that they can do anything, and the existence of low self-esteem.

Everybody agrees that meritocracy is a great thing and we should all be trying to make our societies really meritocratic. A meritocratic society is one in which if you’ve got talent and energy and skill you will get to the top. Nothing should hold you back. It’s a beautiful idea. The problem is, if you really believe in a society where those who merit to get to the top get to the top, you’ll also by implication, and in a far more nasty way, believe in a society where those who deserve to get to the bottom also get to the bottom and stay there. In other words, your position in life comes to seem not accidental, but merited and deserved. That makes failure seems much more crushing.

We’re perceived as being in the driving seat. That’s exhilarating if you are doing well but crushing if you’re not. In the worst cases, it leads to depression and suicide. They own their success but also own their failure.

The whole talk is available on video here.

If you’re not convinced yet that grumpier is better, you might want to consider this recent study:

An Australian psychology expert who has been studying emotions has found being grumpy makes us think more clearly.

In contrast to those annoying happy types, miserable people are better at decision-making and less gullible, his experiments showed.

Professor Forgas said: “Whereas positive mood seems to promote creativity, flexibility, co-operation and reliance on mental shortcuts, negative moods trigger more attentive, careful thinking, paying greater attention to the external world.”

Grumpy people of the world unite! Let’s all get a sweet, global reality check. Way to start 2010!

Published by Martine

Screenwriter / scénariste-conceptrice

11 replies on “Think positive? Think again!”

  1. Je pense quand même que le problème est plus profond. Au sens où que ce soit le positivisme ou autre chose, les modes passents, mais y a toujours des tendances à suivre, qui deviennent quasi obligatoires socialement (ou le semblent), et ce que moi je ne comprends pas (mais bon c’est incroyable tout ce que je ne comprends pas, alors faut pas se formaliser) c’est justement ce besoin de s’accrocher à un courant de pensée (une religion, un ensemble de croyances, whatever) qui vient de l’extérieur, purement et simplement. Pourquoi ne pas, encore plus simplement, s’écouter et bâtir ses propres croyances, ses propres valeurs, à partir d’observations et d’apprentissages? Je ne comprends rien, parce que chez moi c’est inné: je me mets sans cesse dans des situations où je suis forcée d’apprendre, et je pars de mon ignorance bien avouée et assumée pour mieux la vaincre; je fais à ma tête, j’assume mes résultats… et je ne vois pas la nécessité ni l’avantage de suivre un gourou ou un troupeau quel qu’il soit, positiviste, religieux, clique-iste… Ni même… (haha) “grumpiste”! Tu vois moi je serais quelque part au milieu. Je plonge avec abandon en ne voyant que le beau, parce que je sais qu’en cas d’échec imprévu je peux me fier à mes capacités pour rebondir. J’évalue, j’étudie, mais mes décisions se prennent ensuite rapidement. Je mijote sans que ça paraisse et j’agis. Pas en me disant “si je le crois je le peux”, mais en me disant “si je le fais c’est que je le peux”. On appelle ça comment, du réalisme positif? ;-)

  2. @vieux bandit: Pour répondre à ta question, selon ce dictionnaire, “delusion” serait traduit par “folie des grandeurs”.
    http://dictionary.reverso.net/english-french/delusion
    Heh heh…

    Tu dis: “Je plonge avec abandon en ne voyant que le beau.” Je t’envie! J’aimerais beaucoup que ce soit une réaction plus naturelle chez moi. Mais je suis assez d’accord avec toi: l’idéal c’est de se connaître et de faire son chemin avec les outils qu’on a.

    Et je ne crois pas que le “grumpisme” cherche à recruter des membres. C’est une philosophie de solitaires. ;)

  3. La “pensée magique” (c’est comme ça qu’on traduit magical thinking” ?) et l’optimisme sont deux choses différentes. Par contre l’optimisme a en commun avec le pessimisme d’être un processus auto-catalytique. La différence c’est que l’un provoque une boucle positive, l’autre une boucle négative. Peut-être est-ce lorsqu’on croit que la boucle positive de l’optimisme suffit à elle seule à faire bouger les choses qu’on entre dans la pensée magique.

  4. Le pire que j’ai vu en la matière est un (ancien) ami et (ancien) collègue qui est subitement tombé dans ce salmigondis positivant, citant à qui mieux mieux Le secret et autres paroles de gourous auto-proclamés de l’auto-réussite. Rapidement il s’est mis à dos la majorité de ses collègues (moi y compris), sans que personne n’ose lui dire que les conseils de vie qu’il prodiguait à tous et chacun sous couvert d’améliorer notre vie nous emmerdaient grandement.

    C’est un exemple parmi tant d’autres de la bêtise découlant du “positive thinking” et autres conneries. Ceci dit, je pense qu’il est content de là où ça l’a amené (ou alors il s’en est persuadé). Il faut de tout pour faire un monde.

  5. Je suis d’accord avec Padawan sur le fait que pensée magique et positivisme est totalement différent. Je pense que le courant “think positiv” est arrivé quand la religion est devenue moins populaire, un bouée à laquelle se rattacher. De mon côté je dirais que malgré le fait que j’aime bien chialier de temps en temps et que ça fait du bien comme dit Vieux bandit, je suis naturellement positive mais c’est plutôt dû au fait que je me suis toujours relevée du négatif en s’en suivait du positif ou encore, que ce serait inné… la preuve est que Martine et moi on a été élevée par les mêmes parents, dans la même famille et on est très différentes à ce sujet !

  6. @Padawan: Le positivisme ne tombe pas toujours dans la pensée magique, en effet. Mais ça arrive quand même souvent, à divers degrés. Les petits Post-It collés autour de l’ordi? Ou ceux autour du miroir de la salle de bain qui affirment: “Crois-en toi et le succès viendra!” “Visualise les détails de ton projet et il se concrétisera.” “Garde le sourire et tu croiseras l’homme que tu rêves de rencontrer.”?

    C’est assez commun de nos jours comme outil d’auto-motivation chez ceux qui se disent “positifs”. C’est une sorte de positivisme qui ne tombe peut-être pas dans l’excès mais les gens qui le pratiquent sont tout de même un peu secrètement convaincu de pouvoir influencer non seulement eux-mêmes mais aussi “l’univers”.

    @Maryse: Hmmmm… Pas tout à fait d’accord avec ta vision de nos différences. C’est une question de perception de soi. Faudrait faire un sondage familial! Je crois que les réponses pourraient être surprenantes mais cette discussion est trop personnelle pour ce blogue!

  7. The point about being in the driver’s seat reminds me of a recent conversation with a friend. He’s been out of a job and feels that it has been God’s plan for him to both lose his job and endure the difficulty of finding a job along with many personal problems. I’ve always had a problem with those who feel their success or even failure is respectively given or imposed on them by a higher power. It just seems like it takes away some of your control over the path your life takes. But then again, my feeling is that there is a significant role that chance plays in our lives. So really it’s the same thing in that in both cases it’s out of your control. Though I still think the latter is more empowering.

  8. @Raymond: Le rire (et le sourire) ont définitivement un effet thérapeutique. Je me rends souvent compte du bien que peut me faire une petite visite hilarante sur LOLcats – I can haz cheeseburger! Mais ça me semble être une réaction plus physiologique que psychologique. Mais bon, peut importe. Si ça fonctionne pour se redonner de l’énergie, ça fonctionne!

    @Frank: I think there’s still a significant difference in believing in a higher power than in chance, even if, as you say, both put you in this situation of feeling out of control. With the higher power, there is generally a sense of a moral judgment: something happened to you because you deserved it, or because you needed it at the time (because of your weakness or god knows what).

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