Deux belles folies
Stéphane Bourguignon explique mal les cotes d'écoute de Tout sur moi.
Et moi de même. C'est vraiment mon coup de coeur de la saison télévisuelle, avec Les pieds dans la marge que j'écoute le samedi matin (je l'enregistre le vendredi) en mangeant un bol de céréales devant la télé et en me prenant pour une pré-ado.
La télé Suisse-Romande vient d'ailleurs d'acheter les épisodes des Pieds dans la marge et promet de les diffuser sans sous-titre et sans doublage. Je suis très curieuse de voir si ça va bien passer.
N'ajustez pas votre appareil
Je suis en phase de déménagement vers une nouvelle plateforme de publication et nous éprouvons quelques problèmes techniques. Mes excuses. Reste à espérer que ce ne soit pas irréversible. Allumez un lampion.
I'm moving to a new blog publishing platform and things are not working as smoothly as expected. Sorry about the strange characters appearing in the previously published French posts.
Oh, the joys of bilingual publishing.
Croisements
Il parait que je vais croiser le doc Mailloux ce soir. Eh ben.
Plaisir télévisuel sadique
"Le Québec, c'est comme le village d'Astérix. Toutes les batailles à coups de poissons pourris se terminent par un banquet. Par une poignée de main."
Stéphane Laporte
a raison, mais c'était quand même quelque chose de voir Richard Martineau se faire planter par Passe-Partout!
De la solitude de l'auteur à la table des dédicaces
Les Salons du livre sont des foires très étranges où le lien avec la lecture est complètement dénaturé pendant quelques jours. Des activités fondamentalement intimes comme l’écriture et la lecture, sont catapultées dans la sphère publique et se transforment tant bien que mal en spectacle.
Qu’il est seul, l’auteur assis derrière une petite table, avec sa pile de livres et son stylo, avec les gens qui passent et le regardent, puis regardent la couverture de son livre, puis le regardent de nouveau, désespérant d’y trouver un visage connu, passant leur chemin ou pire, s’arrêtant pour demander "où sont les toilettes?", "où est Dodo?", "avez-vous des livres sur l’héraldique?" Qu’on lui demande de dédicacer un signet "parce qu’on les collectionne" et voilà l’auteur embêté mais tout de même reconnaissant de se voir offrir quelque chose à faire.
L’auteur est habitué à la solitude puisque son travail quotidien l’exige. Il la vit bien, généralement, car il en a fait le choix. Mais c’est la solitude dans la foule qui est la pire de toute. Celle quand on a les projecteurs braqués sur soi mais qu’on n’arrive tout de même pas à attirer l’attention, ou pire, quand on l'attire mais pour les mauvaises raisons.
Et voilà, coup de chance, un lecteur qui s’approche. Un vrai lecteur. Quelqu’un qui a lu un des livres de l'auteur et qui a l’incroyable générosité d’en partager ses impressions. La timidité cède la place à la gratitude qui elle se transforme au cours de l’échange en une sorte de gêne. Il y a quelque chose de fondamentalement impudique dans ce partage entre le lecteur et l’auteur. Un inconnu dit à l’écrivain : «vos mots ont occupé mon temps, ma tête. J’ai pénétré votre univers. Et j’ai aimé ça. » (ou non, mais c’est tout aussi gênant) Il y a comme une bulle soudaine d’intimité, comme un effleurement échangé là, devant tout le monde, même devant ceux qui ne prennent pas le temps de regarder. Et le lecteur repart et l’auteur est tout seul avec ce goût de l’autre qui reste pendant un court moment puis s’évapore dans l’air étouffant du hall d’exposition.
N’allez pas croire que ce fut mon expérience d’auteur au Salon en fin de semaine. Je parle complètement à travers mon chapeau. Enfin, pas complètement. C’est ce que j’ai imaginé en me promenant dans le Salon après avoir terminé ma séance de signature. J’ai regardé les auteurs et je me suis demandé comment ils se sentaient, comment je me sentirais à leur place. Mon expérience a été différente parce que le livre sur lequel j’ai travaillé a été co-écrit, que le sujet n’en était pas un très personnel et que nous avions eu la bonne idée d’inviter deux acteurs de Lance et Compte à venir signer des livres avec nous. Toute l’attention a été tournée vers eux et sincèrement, c’était très bien comme ça. Je pouvais relaxer et jaser avec les gens. « Vous aimez la série cette année? Vous la regardez depuis le début? » Jason (Guy Lambert) et Éric (Mac Templeton) étaient très habiles et patients avec les fans et les lecteurs, réussissant l’exploit d’être chaleureux sans condescendance, avec une sincère gratitude envers les fans et les curieux, redirigeant même souvent l’attention vers monsieur Héroux et moi, expliquant que non, ce n’étaient pas eux qui avaient écrit le livre, que non, monsieur Héroux et moi n’étions pas les auteurs de la télésérie mais bien d’un livre sur la télésérie et que non, on n’allait pas leur dire ce qui va se passer pendant l’épisode final de mercredi prochain même si on le sait.
Je restais parfois en retrait et notre éditrice me poussait un peu « allez, prends les livres aussi et signe! » J’ai donc saisi le livre d’une dame qui attendait la signature de Jason et j’y ai apposé mon nom. Son visage s’est durci. "Pourquoi vous avez écrit dans mon livre, vous?" J’ai voulu me cacher sous la table, j’ai marmonné que j’étais la co-auteure et j’ai refilé le livre à Jason, me promettant bien qu’on ne m’y reprendrait plus. Mais bon, on m’y a repris et le reste de la séance de dédicace fut plus agréable.
Quand notre tour s’est terminé et que nous avons cédé la place à d’autres auteurs de Flammarion, je suis allée me promener parmi les kiosques, observant les gens, espionnant du coin de l’œil les auteurs, essayant de voir si l’exercice leur plaisait. Et si je voyais un auteur que j’aime, est-ce que j’irais lui parler? Qu’est-ce que je pourrais bien lui dire? Je me coincerais les pieds dans les mots, c’est sûr. Je serais mal à l’aise et je parlerais trop ou je ne saurais pas du tout quoi dire. Je préfèrerais envoyer une lettre à l’auteur. Ça me ressemble davantage.
Au kiosque d’une grande maison d’édition, alors que j’observais un employé dont on m’avait parlé pour son fameux caméo dans un roman bien connu des dernières années (ah, les commères), je suis tombée sur le roman d’un auteur québécois dont je ne connaissais que le nom mais pas l’oeuvre. J’ai lu les premières pages et j’ai été renversée par la force et la beauté de son écriture. En payant son roman, j’ai demandé, comme ça, à la caissière, si l’auteur avait été là aujourd’hui. « Ben oui, il est encore là! Yvon! Viens signer un livre! » L’auteur était au bout du comptoir, en train de mettre son manteau pour quitter le salon. Ne me demandez pas pourquoi mais j’étais morte de gêne. J’ai eu envie de dire « non, non , ne le dérangez pas! » mais je savais que ce serait ridicule. L’auteur est venu vers moi et m’a demandé doucement mon prénom. Je lui ai cédé ma place au comptoir et me tournant le dos, il a écrit pendant ce qui m’a semblé une éternité. Était-il en train de faire quelques dernières révisions à son roman? Finalement, il s’est retourné vers moi et m’a remis le livre avec un simple sourire. Je suis partie sans regarder la dédicace. Mais qu’est-ce qu’il avait bien pu m’écrire?
Je n’ai ouvert le livre qu’une fois bien installée dans le métro, loin du regard sage et un peu coquin de l’auteur. La dédicace parle du courage du lecteur face au nouveau siècle, de toute évidence une référence au contenu du roman que je n’ai pas encore lu.
Sous les eaux du fleuve St-Laurent, dans le métro qui me ramenait à toute vitesse vers ma solitude face aux mots, j’ai songé au courage du lecteur qui, à chaque fois qu’il ouvre un livre, fonce dans le silence et le noir, brise la barrière de l’intime et donne temps et confiance à l’auteur, à l’inconnu, à l’autre.
Ça vaut la peine, parfois, de sortir de chez soi.
Auteurs/blogueurs
Je viens de trouver un autre auteur/blogueur qui sera au Salon du livre de Montr�al dans les prochains jours alors j'ai d�cid� de mettre ma petite liste � jour. Il y aura donc:
-St�phane Dompierre
-Steve Proulx
-Yannou
-Matthieu Simard
-Nicolas Dickner
Si vous connaissez d'autres blogueurs/auteurs qui y seront, faites moi signe!
Et si vous allez au Salon, habillez-vous l�g�rement. (Non, non! Pas pour �tre cute! Parce qu'il fait chaud en maudit dans la place.)
Passez au salon
Comme plusieurs autres blogueurs qui sont aussi auteurs - comme elle, lui, lui et lui - je serai au Salon du livre de Montr�al samedi et dimanche, les 18 et 19 novembre, pour des s�ances de signature.
Pour signer des copies de Lance et Compte: les dessous d'une grande r�ussite, Claude H�roux et moi seront accompagn�s de deux com�diens de la s�rie: Jason Roy-L�veill�e, qui joue le r�le de Guy Lambert, la nouvelle idole du National de Qu�bec, et de Eric Hoziel, alias Mac Templeton, un des favoris des fans de la s�rie (un des miens, en tous cas!)
J'ai eu l'occasion de rencontrer Jason l'�t� dernier dans le cadre du tournage du film � vos marques! Party! dont j'ai co-�crit le sc�nario. En plus d'�tre bon acteur et mignon comme tout, Jason est super sympathique et pas pr�tentieux pour deux sous. Vous devriez en entendre beaucoup parler dans les prochaines ann�es. Je suis vraiment contente que lui et Eric aient accept� de se joindre � nous au Salon du livre.
Nous serons l� de 13h00 � 15h00, samedi (Jason) et dimanche (Eric), au stand de Flammarion (#416). J'esp�re avoir la chance de rencontrer certains d'entre vous!
En passant, si vous prenez des photos au Salon du livre et que vous les mettez sur Flickr, n'oubliez pas de les �tiquetter (tag) avec SalondulivreMontreal.
Think globally...
... act very, very locally.
Lecture conseill�
La FPJQ a r�cemment distribu� � ses membres et amis un num�ro du magazine L'Actualit� cr�� tout sp�cialement pour le prochain Congr�s de la f�d�ration des journalistes. Ce num�ro sp�cial tr�s int�ressant (et je ne dis pas �a parce qu'� ma grande surprise, on y retrouve ma binette) est consacr� au th�me du "Far Web: nouvelle fronti�re de l'information".
Si vous vous int�ressez au croisement entre journalisme et blogues, vous pouvez t�l�charger une version PDF du magazine sur le site Web de la FPJQ.
Merci � CFD qui m'a pr�venue de l'existence de ce magazine (m�me s'il s'est foutu de ma gueule et de ma citation).
Vive l'informatique libre!
Jusqu'� dimanche le 19 novembre, c'est la semaine qu�b�coise de l'informatique libre. Des activit�s sont organis�es dans plusieurs r�gions du Qu�bec. Comme le dit leur site, "la SQIL repr�sente depuis trois ans une occasion privil�gi�e pour les d�butants de se familiariser avec l�informatique libre, pour les plus avanc�s d�acqu�rir de nouvelles connaissances et pour tous de se rencontrer afin de discuter sur le sujet."
Voice recorder for the Mac
In my work, I often have to record interviews, conferences and lectures and for the last two years I've used the Panasonic RR-US360 to do so. Unfortunately, the software that allows one to transfer sound files to the computer does not work on a Mac, so now I have to get a new voice recorder.
It seems like the most logical solution for me would be to get Griffin's iTalk to plug into my iPod photo, but I'd like to hear from those of you who have used a portable recorder with a Mac. Is the iTalk still the best choice? Is there something new on the market that you have tried and would like to recommend?
Don't forget to take the baby out and leave it on the counter, honey.
The New York Times published an article about tv writers who are "new mothers in an industry notorious for its grueling hours and back-stabbing politics." The article is your usual fare about the difficulties of being a working woman trying to raise kids, but this passage just amazed me:
"Because workplace culture varies, some women had to choose jobs carefully. Ms. Newton, 41, a single mother, froze her embryos when she was 36 and waited for the right show to get pregnant."
Wow. I am speechless. On the one hand, I have to admire how organized this person is. But there's something that scares me about that deep, powerful desire to have it all. I keep telling myself "why not?", but still, the idea of freezing your embryos until you find the job that allows you to be a mother is mind boggling to me. How about waiting for the right partner instead with whom you can fully share the care of the kid? (I know, it's easier said than done.) Don't get me wrong: I don't think it's morally wrong and I can understand the desire to have a great job and to do things on your own terms.
I can't quite put the finger on what amazes me about this story. Maybe I just don't understand wanting a child that much.
My beau, for whom everything always comes back to the kitchen, would probably tell you that it's just my dislike of the freezer that makes me react like that.
Found via Dead things on sticks