Aveuglée par le temps

The Problem with Everything

I felt confused a lot of the time, dazed by the speed at which the world was moving, simultaneously befuddled by and bored with the digital universe. I felt an ambient intellectual exhaustion pretty much constantly. I woke up feeling hungover even if I’d had no alcohol for days. I felt dizzy while sitting perfectly still. I was often certain that it was one p.m. even it it was six p.m. I felt blindsided by time itself.

Extrait de The Problem with Everything: My Journey Through the New Culture Wars, par Meghan Daum.

À classer dans la catégorie « j’aurais pu l’écrire ». Et pas juste en temps de pandémie.

Drôles de choses

Allô? Il y a quelqu’un?

Inspirée par le blogue de Karl que je retrouve avec grand plaisir ces jours-ci, et stimulée par le concept du 100 Days To Offload, il me reprend des envies de publier ici… J’aurais cependant envie d’une publication à l’accès plus limité qu’à l’époque de l’âge d’or des blogues. J’ai envie de retrouver plusieurs d’entre vous, mais sans pour autant m’ouvrir « au monde ». Vous comprenez ce que je veux dire? Illusoire? Une newsletter serait plus appropriée?

Pardonnez-moi. Je réfléchis tout haut. La pandémie nous fait faire de bien drôles de choses.

Les choses de la vie (créé sur une Royal Futura 800)

Le bruit des choses vivantes

Deux fenêtres

Les bruits que tu génères dans la cuisine quand tu prépares un repas. Les chaudrons qui s’entrechoquent. Le frétillement du beurre dans le poêlon. Les gargouillements du vin que tu verses dans une coupe. Le son de tes pas prudents qui montent l’escalier pour m’apporter le vin alors que je travaille un peu plus tard que d’habitude.

L’écho de ton silence blessé mais avisé, quand mon ton s’élève en même temps que s’échauffe le côté latin de ma culture. Ton rire ravi quand je te lance une blague de mauvais goût. Le ton un peu plus aigu, pressé, que prend ta voix quand tu veux poursuivre l’histoire que tu racontes et que tu veux t’assurer que je n’arrêterai pas de t’écouter. Le tintamarre enlevant de nos conversations qui ne suivent jamais la même partition.

Le bruit sec d’un baiser rapide suivi de celui d’un au revoir lancé à  la course. Les vibrations créées par la porte qui se referme puis la clé qui fait claquer la serrure qu’il faudra bientôt remplacer.

Le ronronnement du frigo (qu’il faudra aussi bientôt remplacer). Les pas feutrés du chat qui aurait bien voulu te suivre à l’extérieur. Puis plus rien.

Sauf le silence regénérateur de la solitude temporaire.

En écho au billet de Marie-Josée qui s’inspire de la série « Dix minutes, pas une de plus » démarrée par Clément.

Le titre de ce billet est emprunté à un très beau roman d’Élise Turcotte.