Saving Rome

I wrote yesterday about how external elements (temperature, mood, health) can affect the way we perceive a city when we’re traveling.

While waiting for our plane to board in Montreal, I picked up a copy of Saving Rome, by Megan Williams, a Canadian born writer and journalist who lives in Rome. I hadn’t heard of her or her book but I got curious and I bought it anyway. I am very, very glad I did. It’s one of the best collection of short stories I’ve read in a long time, with great insight and characters – a lot of them expats living in Rome. I was touched, surprised, I laughed out loud and I couldn’t help but read numerous passages to Blork who has now started to read the book.

I’m not a very « romantic » person and I don’t like to idealize the places I visit, even when I’m a tourist. « Saving Rome » gave me a good sense of what it would be like to drop everything and move to Rome tomorrow morning: not easy! But even with its realistic views, the stories managed to show admiration and attachement for a city full of charm and contradictions. No need to know Italy or plan on travelling there to appreciate this book. I hope it gets the recognition (and sales) it deserves!

And it really made me want to write, which is always a sign of my enthusiasm for a book…

Croisez vos doigts

Aujourd’hui à Toronto, un groupe de fonctionnaires et d’analystes dans le domaine du cinéma se réunissent pour déterminer du sort d’une trentaine de scénarios (on dit scénarii, je sais) provenant d’un peu partout à travers le Canada. Après quelques délibérations qui dureront sûrement toute la journée, les 5 ou 6 scénarios choisis se partageront un modeste montant de 16 millions de dollars et devront se débrouiller avec ces fonds pour produire leur film. Je vous évite le calcul: ça fait environ 3 millions par scénario choisi. C’est problablement le prix du costume de Batman dans la grosse production américaine…

Dans cette trentaine de projets il y a Mafiaboy, le scénario sur lequel j’ai bossé trss fort dans les deux derni;res années. C’est un projet qui a démarré il y a 3 ans et s’il n’est pas sélectionné à ce tour, nous devrons le modifier puis le présenter à nouveau devant les instances déisionnelles dans quelques mois avec, encore une fois, plusieurs mois d’attente avant d’obtenir une réponse. La procédure d’évaluation est complexe et fait face à bien des critiques. Je ne voudrais pas être dans les souliers de ces décideurs.

On nous a bien prévenus: il est très rare qu’un film soit financé lors de son premier dépôt. La plupart des films n’obtiennent jamais de fonds et ceux qui réussissent à s’approprier une part du gâteau ont dû présenter leur film 4 ou 5 fois (et plus) avant de pouvoir entrer en production. Entre l’idée de base d’un film et sa production, il peut donc facilement s’écouler 5 ou 6 ans. Il faut être patient et avoir une solide confiance en ses textes pour choisir de continuer. J’ai la chance d’avoir plusieurs projets en cours, dont deux autres scénarios de terminés qui feront bientôt face aux évaluateurs, alors je m’accroche à ce métier!

Certains croient qu’on n’est véritablement scénariste que quand un de nos textes est porté à l’écran. Pourtant, plusieurs auteurs gagnent leur vie à écrire sans que leurs projets ne soient jamais produits. J’avoue qu’à la longue, ça pourrait devenir démoralisant et je garde espoir que ce scénario, qui se retrouve aujourd’hui sur une table à Toronto, soit produit dans les deux prochaines années. Think positive, comme disait Elvis Gratton. Si ça marche pour Elvis…

Je crois tout de même que je vais aller allumer un lampion, juste au cas…

Les réponses seront annoncées dans une dizaine de jours.