Fréquentations d’un secret

Lire: En ce sens, aimer et écrire sont donc deux fréquentations d’un secret qu’il faut accepter de ne jamais percer?

Eric-Emmanuel-Schmitt: Oui, la similitude est grande. Au départ, il y a un impérialisme dans l’écriture, c’est-à-dire une volonté de s’approcher du secret, de le révéler et de le résoudre. Puis vient la période de l’humilité, c’est-à-dire le moment où l’on comprend que ce secret est précisément ce qui nous rend fécond, qu’on ne parviendra jamais à le posséder et qu’on ne doit pas y parvenir. L’amour est semblable: accepter de ne pas posséder le secret de l’autre, se rendre compte que c’est précisément parce qu’on ne cherche pas à le percer que l’amour se fortifie. La littérature vise à rendre du mystère, pas à en percer. L’amour aussi, je crois.

Tiré d’un entretien entre Lire et Eric-Emmanuel-Schmitt.

Hi-Def San Francisco

Voilà pourquoi il ne fait jamais vraiment chaud à San Francisco.

Le brouillard, c’est beau à distance, mais quand tu vis dedans à temps plein, c’est moins joli (et un peu dur sur le moral). N’empêche, je m’ennuie de cette ville, alors qu’approche mon dixième anniversaire de vie à Montréal.

Le spectacle à ma fenêtre ce soir est tout de même agréable.

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6 années de blogue

J’allais presque oublier:

ni vu ni connu a 6 ans aujourd’hui.

My blog is turning 6 today.

Six ans, c’est:

-Trois designs, deux plateformes (Blogger et WordPress) et environ 1820 billets.

-Plus de 4,000 commentaires archivés (les autres ayant disparu lors d’un déménagement de plateforme de publication).

-Des rencontres précieuses que je ne tenterai pas de chiffrer.

-Et quelques photos de chats, bien entendu.

Les derniers mois ont été parmi mes moins productifs en six ans en terme de quantité de billets. Essoufflement? Période de questionnement, plutôt. Je suis en train d’essayer de dresser un bilan de cette expérience du blogue pour un des projets sur lesquels je travaille et c’est comme une mauvaise visite chez un psychanalyste. Blocage. À trop s’observer on perd toute spontanéité.

Ça vous arrive parfois, par mégarde, d’appuyer sur les mauvaises touches et d’activer votre Web cam? La surprise de se voir subitement le visage – et sous cet angle si peu flatteur – donne envie de tout éteindre et de se sauver loin de l’écran. C’est comme ça que je me sens ces jours-ci. Un peu comme si j’avais une Web cam qui me renvoyait mon image en permanence, et je n’ai pas eu le temps de m’arranger les cheveux ou de me maquiller.

En tout cas, merci de passer encore par ici! C’est ben l’fun Facebook et c’est ben cute le micro-blogging, mais ça n’a pas l’âme d’un blogue.

Tiens, je devrais peut-être apporter un gâteau au Yulblog de demain…

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