{"id":1527,"date":"2007-03-31T16:01:41","date_gmt":"2007-03-31T21:01:41","guid":{"rendered":"http:\/\/martinepage.com\/blog\/2007\/03\/31\/full-poche-et-full-cool\/"},"modified":"2007-04-02T11:41:25","modified_gmt":"2007-04-02T16:41:25","slug":"full-poche-et-full-cool","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/2007\/03\/31\/full-poche-et-full-cool\/","title":{"rendered":"Full poche et full cool"},"content":{"rendered":"<p>Je re\u00c3\u00a7ois, depuis hier, quelques appels et courriels d&rsquo;amis concern\u00c3\u00a9s: &laquo; Comment tu vas? &raquo;  &laquo; Comment tu prends \u00c3\u00a7a? &raquo; <\/p>\n<p>C&rsquo;est que les critiques pour le film que j&rsquo;ai co-\u00c3\u00a9crit, sont sorties dans les divers journaux et sites Web \u00c3\u00a0 travers la province, et les r\u00c3\u00a9sultats sont, comment dire&#8230; <\/p>\n<p>&#8230;full poches, comme dirait un ado que je connais.<\/p>\n<p>Un film con\u00c3\u00a7u pour les jeunes, qui ne cache pas ses vis\u00c3\u00a9es commerciales, et qui annonce all\u00c3\u00a8grement ses influences am\u00c3\u00a9ricaines, n&rsquo;avait rien pour plaire \u00c3\u00a0 la critique. Il fallait s&rsquo;y attendre et nous nous y attendions. Je croyais cependant que la plupart des critiques seraient de l&rsquo;ordre de celle de <a href=\"http:\/\/www.radio-canada.ca\/arts-spectacles\/cinema\/2007\/03\/30\/001-party-vendredi.asp\">Michel Coulombe<\/a>, de Radio-Canada, ou <a href=\"http:\/\/www.cyberpresse.ca\/article\/20070331\/CPARTS01\/703310793\/1047\/CPARTS01\">d&rsquo;Isabelle Mass\u00c3\u00a9<\/a>, de <em>La Presse<\/em>. Je me doutais bien qu&rsquo;on allait relever le caract\u00c3\u00a8re typ\u00c3\u00a9 de certains personnages, qu&rsquo;on allait faire des remarques sur le placement de produits et sur la musique en anglais, tout en se permettant de mentionner l&rsquo;aspect sympathique de ce &laquo; petit film &raquo;. Je voyais tout \u00c3\u00a7a venir et je pouvais bien comprendre le point de vue des critiques. Ce qui m&rsquo;a surpris cependant, c&rsquo;est le ton hargneux de Marc-Andr\u00c3\u00a9 Lussier de <em>La Presse<\/em>, qui y est all\u00c3\u00a9 <a href=\"http:\/\/www.cyberpresse.ca\/article\/20070330\/CPARTS01\/703300747\/6153\/CPARTS01\">d&rsquo;un article<\/a> class\u00c3\u00a9 sur <em>Cyberpresse<\/em> dans la cat\u00c3\u00a9gorie &laquo; billet &raquo;, puisqu&rsquo;il semble s&rsquo;agir d&rsquo;avantage d&rsquo;un billet d&rsquo;opinion que d&rsquo;une critique \u00c3\u00a0 proprement parler. <\/p>\n<p>Si, selon monsieur Lussier, &laquo; les dialogues semblent avoir \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a9crits par une \u00c3\u00a9coli\u00c3\u00a8re de bonne famille &raquo;, on peut dire que son article, lui, semble avoir \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 r\u00c3\u00a9dig\u00c3\u00a9 par un grand-p\u00c3\u00a8re furieux de ne pas comprendre les pr\u00c3\u00a9f\u00c3\u00a9rences de ses petits-enfants pour la culture populaire. <\/p>\n<p>Ce qui m&rsquo;a le plus provoqu\u00c3\u00a9e dans son texte, c&rsquo;est qu&rsquo;il se permette d&rsquo;accuser les sc\u00c3\u00a9naristes de &laquo; condescendance &#8211; m\u00c3\u00aame inconsciente &#8211; dont font preuve certains adultes quand ils essaient de faire \u00c3\u00a9cho \u00c3\u00a0 la r\u00c3\u00a9alit\u00c3\u00a9 des jeunes. &raquo; Monsieur Lussier dit aussi: &laquo; Je n&rsquo;ai en tout cas pas reconnu l\u00c3\u00a0-dedans la soci\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 dans laquelle je vis, pas plus que celle dans laquelle les ados \u00c3\u00a9voluent. [&#8230;] Dans ce film, l&rsquo;\u00c3\u00a9cole ne semble \u00c3\u00aatre fr\u00c3\u00a9quent\u00c3\u00a9e que par de bons Qu\u00c3\u00a9b\u00c3\u00a9cois blancs de souche, qui partagent tous, ou \u00c3\u00a0 peu pr\u00c3\u00a8s, le m\u00c3\u00aame profil. &raquo;<\/p>\n<p>De toute \u00c3\u00a9vidence, monsieur Lussier poss\u00c3\u00a8de LA v\u00c3\u00a9rit\u00c3\u00a9 sur la r\u00c3\u00a9alit\u00c3\u00a9 des jeunes Qu\u00c3\u00a9b\u00c3\u00a9cois, mais il ne nous explique pas, dans son article, d&rsquo;o\u00c3\u00b9 lui vient cette autorit\u00c3\u00a9 en la mati\u00c3\u00a8re. C&rsquo;est celle d&rsquo;un p\u00c3\u00a8re? D&rsquo;un grand-p\u00c3\u00a8re? Celle d&rsquo;un intervenant aupr\u00c3\u00a8s des jeunes? Ou celle d&rsquo;un adulte urbain qui voit les ados au m\u00c3\u00a9tro Berri et qui se dit que la vie des jeunes, c&rsquo;est \u00c3\u00a7a, et rien d&rsquo;autre?<\/p>\n<p>Et parlant de condescendance, monsieur Lussier poursuit: &laquo; La \u00c2\u00abbelle jeunesse\u00c2\u00bb expos\u00c3\u00a9e ici dans toute sa splendeur hormonale est exempte de tout d\u00c3\u00a9faut de fabrication. Elle n&rsquo;\u00c2\u00abutopise\u00c2\u00bb pas, ne \u00c2\u00abromantise\u00c2\u00bb pas, ne rue pas dans les brancards, et rumine en son for int\u00c3\u00a9rieur le discours l\u00c3\u00a9nifiant du futur propri\u00c3\u00a9taire de bungalow. &raquo;<\/p>\n<p>Oh, regardez le joli clich\u00c3\u00a9 sur la banlieue qui revient faire son tour! \u00c3\u2021a faisait longtemps que l&rsquo;on ne l&rsquo;avait pas entendu, celui l\u00c3\u00a0&#8230;<\/p>\n<p>&laquo; Bon sang que c&rsquo;est d\u00c3\u00a9primant &raquo;, poursuit l&rsquo;auteur de l&rsquo;article. <\/p>\n<p>Bon sang que vous avez raison, monsieur Lussier. C&rsquo;est d\u00c3\u00a9primant. On se partage une petite dose de Prozac?<\/p>\n<p>Le critique de <em>La Presse<\/em> pousse l&rsquo;audace jusqu&rsquo;\u00c3\u00a0 nous faire la morale avec le travail de Tina Fey (<em>Mean Girls<\/em>), une sc\u00c3\u00a9nariste et actrice que j&rsquo;admire, et celui de John Hughes (<em>Breakfast Club<\/em>), nous expliquant que &laquo; ces cr\u00c3\u00a9ateurs n&rsquo;ont pas orient\u00c3\u00a9 leur travail en fonction d&rsquo;un groupe cible particulier. &raquo;  C&rsquo;est faire preuve soit de mauvaise foi, soit de na\u00c3\u00afvet\u00c3\u00a9 que de croire que Fey et Hughes n&rsquo;ont pas cherch\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 \u00c3\u00a9crire, produire et vendre \u00c3\u00a0 un public tr\u00c3\u00a8s pr\u00c3\u00a9cis. L&rsquo;attrait universel de leurs films ne vient pas contredire ce fait. Il est simplement un reflet de la qualit\u00c3\u00a9 de leur travail ET de l&rsquo;efficacit\u00c3\u00a9 de leur &laquo; formule &raquo;.<\/p>\n<p>Je ne peux m&#8217;emp\u00c3\u00aacher de penser que le d\u00c3\u00a9dain que semblent avoir certains critiques envers ce projet n&rsquo;est pas reli\u00c3\u00a9 directement au sujet de l&rsquo;adolescence, mais peut-\u00c3\u00aatre davantage au point de vue f\u00c3\u00a9minin repr\u00c3\u00a9sent\u00c3\u00a9 dans <em>\u00c3\u20ac vos marques&#8230; party!<\/em> Oui, les histoires de coeur ont un poids d&rsquo;une importance \u00c3\u00a9norme pour les jeunes adolescentes, et le film navigue joyeusement dans cet univers, faisant peut-\u00c3\u00aatre oublier du coup les autres probl\u00c3\u00a8mes qu&rsquo;on associe souvent \u00c3\u00a0 l&rsquo;adolescence. Il y est aussi beaucoup question d&rsquo;estime de soi, surtout en ce qui a trait \u00c3\u00a0 l&rsquo;aspect physique. Peut-\u00c3\u00aatre que certains critiques masculins ne comprennent absolument rien \u00c3\u00a0 cet univers de &laquo; petite fille &raquo; et se rabattent ainsi sur des questions de musique anglophone et de placement de produits. Ceci \u00c3\u00a9tant dit, ce n&rsquo;est pas vrai de tous les critiques masculins. Ceux du <a href=\"http:\/\/www.voir.ca\/cinema\/cinema.aspx?iIDArticle=46626\">Voir<\/a> et du <em>Journal de Montr\u00c3\u00a9al<\/em> (<em>le texte est-il en ligne?<\/em>) ont bien r\u00c3\u00a9ussi \u00c3\u00a0 comprendre le plaisir que le film pourrait g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9rer chez un jeune public.<\/p>\n<p>La m\u00c3\u00a9tier de critique n&rsquo;est pas un travail facile, et comme le prouve l&rsquo;article de <em>La Presse<\/em> cit\u00c3\u00a9 ci-haut, il est difficile de faire abstraction de ses humeurs et lubies personnelles quand vient le temps d&rsquo;\u00c3\u00a9valuer un film. Certains y arrivent cependant mieux que d&rsquo;autres. J&rsquo;ai lu plusieurs critiques n\u00c3\u00a9gatives dont j&rsquo;ai pu respecter la d\u00c3\u00a9marche intellectuelle, m\u00c3\u00aame quand je n&rsquo;\u00c3\u00a9tais pas n\u00c3\u00a9cessairement d&rsquo;accord avec les conclusions. Antoine Godin de <em>Cano\u00c3\u00ab Divertissement<\/em> <a href=\"http:\/\/www2.canoe.com\/divertissement\/cinema\/critiques\/2007\/03\/30\/3871388-ca.html\">pose les bases<\/a> d&rsquo;une longue r\u00c3\u00a9flexion sur le concept du film &laquo; pour adolescents &raquo; et sur l&rsquo;implantation d&rsquo;un mod\u00c3\u00a8le am\u00c3\u00a9ricain ici. Il cite Jo-Anne Blouin, la directrice-g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9rale du Festival International du film pour enfants de Montr\u00c3\u00a9al qui dit: &laquo; Si vous voulez que les jeunes qui ont 10 ans aujourd&rsquo;hui aillent aux Rendez-vous du cin\u00c3\u00a9ma qu\u00c3\u00a9b\u00c3\u00a9cois un jour, il faudrait peut-\u00c3\u00aatre que l&rsquo;on commence \u00c3\u00a0 les y int\u00c3\u00a9resser avant. Parce que si toute leur enfance ils ne voient que des films de Walt Disney, pourquoi tout d&rsquo;un coup \u00c3\u00a0 16 ans ils diraient &laquo; Ah tiens, je vais aller voir un film de Louis B\u00c3\u00a9langer. &raquo; <\/p>\n<p>Monsieur Godin poursuit la r\u00c3\u00a9flexion en se demandant s&rsquo;il est pertinent de tenter d&rsquo;initier les jeunes au cin\u00c3\u00a9ma d&rsquo;ici en les s\u00c3\u00a9duisant avec la formule am\u00c3\u00a9ricaine. Voil\u00c3\u00a0 une discussion bien introduite qui m\u00c3\u00a8ne \u00c3\u00a0 quelque chose et qui permet v\u00c3\u00a9ritablement au lecteur de comprendre la place d&rsquo;un film dans une cin\u00c3\u00a9matographie nationale (m\u00c3\u00aame si, ultimement, la r\u00c3\u00a9ponse devait \u00c3\u00aatre que ce film n&rsquo;y a pas sa place).<\/p>\n<p>J&rsquo;ai gob\u00c3\u00a9 beaucoup de t\u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9s\u00c3\u00a9ries et de films am\u00c3\u00a9ricains pendant mon enfance et mon adolescence. Ce qui m&rsquo;a s\u00c3\u00a9duite, ce n&rsquo;est pas la mani\u00c3\u00a8re am\u00c3\u00a9ricaine de faire les choses, mais plut\u00c3\u00b4t la puissance de l&rsquo;histoire racont\u00c3\u00a9e, du &laquo; storytelling &raquo;. \u00c3\u2021a m&rsquo;a donn\u00c3\u00a9 envie de raconter des histoires \u00c3\u00a0 mon tour. Une fois adulte, je suis all\u00c3\u00a9e voir des films de toutes origines et j&rsquo;ai rarement manqu\u00c3\u00a9 une production qu\u00c3\u00a9b\u00c3\u00a9coise. Est-ce que le cin\u00c3\u00a9ma am\u00c3\u00a9ricain a corrompu mon cerveau \u00c3\u00a0 tout jamais? Je ne le crois pas. Est-ce qu&rsquo;il m&rsquo;a enlev\u00c3\u00a9 le go\u00c3\u00bbt de voir autre chose? Non. Suis-je une exception? Pas du tout.<\/p>\n<p>Je vous entends me dire: &laquo; Allez, Martine, laisse-les raconter n&rsquo;importe quoi et concentre-toi sur les r\u00c3\u00a9sultats du film en salle. Les jeunes n&rsquo;\u00c3\u00a9coutent pas la critique. &raquo; Mais \u00c3\u00a7a voudrait dire faire taire mon c\u00c3\u00b4t\u00c3\u00a9 combattif et \u00c3\u00a7a, je n&rsquo;y arrive pas. ;-)  Mais surtout, \u00c3\u00a7a serait un peu malhonn\u00c3\u00aate de ma part, intellectuellement parlant, puisque je suis la premi\u00c3\u00a8re \u00c3\u00a0 croire que la valeur d&rsquo;un film ne se juge pas au nombre de billets qu&rsquo;il vend. <\/p>\n<p>Je me suis retrouv\u00c3\u00a9e associ\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a0 un projet de nature plus commerciale que ce qui me rejoint habituellement, et je me suis laiss\u00c3\u00a9e prendre au jeu avec le temps, non pas par des vis\u00c3\u00a9es mercantiles (les sc\u00c3\u00a9naristes ne touchent g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9ralement pas un sou de plus quand le film fait des profits), mais par le coeur qu&rsquo;y ont mis tous les artisans du projet. Ce film l\u00c3\u00a0, c&rsquo;est le &laquo; b\u00c3\u00a9b\u00c3\u00a9 &raquo; de bien de gens, et, qui plus est, un premier &laquo; enfant &raquo; pour la productrice, les co-sc\u00c3\u00a9naristes, le r\u00c3\u00a9alisateur, le compositeur et bien des acteurs. Pas \u00c3\u00a9tonnant que nous y ayons investi autant de nous. De plus, j&rsquo;ai song\u00c3\u00a9 aux films qui m&rsquo;ont plu dans ma jeunesse et j&rsquo;ai observ\u00c3\u00a9 les go\u00c3\u00bbts de mes neveux, grands consommateurs de cin\u00c3\u00a9ma. Ils savent ce qu&rsquo;ils aiment et ne s&rsquo;en laissent pas imposer. J&rsquo;ai aim\u00c3\u00a9 l&rsquo;id\u00c3\u00a9e de participer \u00c3\u00a0 un film qui pourrait leur plaire maintenant, et non pas seulement quand ils deviendront des adultes au go\u00c3\u00bbt plus &laquo; sophistiqu\u00c3\u00a9 &raquo;.<\/p>\n<p>Les deux producteurs sont des gens qui marchent par coups de coeur et qui ont leur mani\u00c3\u00a8re bien \u00c3\u00a0 eux de faire les choses et de manifester leur sens de la r\u00c3\u00a9partie, comme en t\u00c3\u00a9moigne la tr\u00c3\u00a8s grande pub publi\u00c3\u00a9e dans <em>La Presse<\/em> d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. (Il faut la lire en d\u00c3\u00a9tails, version papier, pour comprendre&#8230;)<\/p>\n<p>Bien des gens critiquent les producteurs pour les fameuses serviettes <em>Super \u00c3\u2030cran<\/em> qu&rsquo;on voit au d\u00c3\u00a9but du film. Ils ignorent que <em>Super \u00c3\u2030cran<\/em> n&rsquo;a jamais exig\u00c3\u00a9 d&rsquo;\u00c3\u00aatre repr\u00c3\u00a9sent\u00c3\u00a9 dans le film et qu&rsquo;ils sont embarqu\u00c3\u00a9s dans le projet suite \u00c3\u00a0 leur lecture du sc\u00c3\u00a9nario (qui ne pr\u00c3\u00a9voyait aucun placement de produit). Si l&rsquo;on voit dans le film des objets \u00c3\u00a0 l&rsquo;effigie du cablo-diffuseur, c&rsquo;est le choix des producteurs qui ont plac\u00c3\u00a9 ces choses dans un geste de reconnaissance et d&rsquo;amiti\u00c3\u00a9 (eh oui!) envers <em>Super \u00c3\u2030cran<\/em> qui a soutenu le projet d\u00c3\u00a8s le d\u00c3\u00a9but, quand personne n&rsquo;y croyait. On peut questionner la pertinence de ce choix, mais on peut difficilement accuser les producteurs de chercher \u00c3\u00a0 faire de &laquo; l&rsquo;argent facile &raquo;. <\/p>\n<p>M\u00c3\u00aame chose avec la pr\u00c3\u00a9sence d&rsquo;Alexandre Despatie. La r\u00c3\u00a9\u00c3\u00a9criture du sc\u00c3\u00a9nario que j&rsquo;avais propos\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 la productrice, incluait le personnage d&rsquo;un plongeur. J&rsquo;avais lu une entrevue avec Despatie quelque part o\u00c3\u00b9 il racontait son envie de faire du cin\u00c3\u00a9ma. Comme c&rsquo;\u00c3\u00a9tait un petit r\u00c3\u00b4le, j&rsquo;ai pens\u00c3\u00a9 que \u00c3\u00a7a pourrait \u00c3\u00aatre int\u00c3\u00a9ressant de faire appel \u00c3\u00a0 lui et la productrice a aim\u00c3\u00a9 l&rsquo;id\u00c3\u00a9e. Alexandre a d\u00c3\u00bb d&rsquo;abord faire des tests de casting puis il a eu des cours avec la com\u00c3\u00a9dienne Louise Lapar\u00c3\u00a9e. S&rsquo;il n&rsquo;avait eu aucun talent du tout, on l&rsquo;aurait remplac\u00c3\u00a9 haut la main.<\/p>\n<p>Les journalistes sont nombreux \u00c3\u00a0 questionner ce choix de casting qu&rsquo;ils qualifient d&rsquo;opportuniste. Mais en m\u00c3\u00aame temps, il y a quelques mois, quand le tournage du film a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 annonc\u00c3\u00a9, tous les m\u00c3\u00a9dias, sans exception ou presque, se sont lanc\u00c3\u00a9s sur la future pr\u00c3\u00a9sence d&rsquo;Alexandre Despatie au cin\u00c3\u00a9ma, comme si c&rsquo;\u00c3\u00a9tait la plus grand nouvelle culturelle de la semaine. Hypocrisie, m\u00c3\u00a9moire courte ou &laquo; slow news day &raquo;? Peut-on bl\u00c3\u00a2mer les producteurs, qui n&rsquo;ont pas eu droit au financement public pour leur film, de s&rsquo;\u00c3\u00aatre sentis renforc\u00c3\u00a9s dans leur d\u00c3\u00a9cision d&rsquo;offrir le r\u00c3\u00b4le au jeune plongeur? De l&rsquo;attention m\u00c3\u00a9diatique comme \u00c3\u00a7a pour un projet ind\u00c3\u00a9pendant, c&rsquo;est pr\u00c3\u00a9cieux, et tout le monde en est conscient, m\u00c3\u00aame les vierges offens\u00c3\u00a9es.<\/p>\n<p>Le sc\u00c3\u00a9nario pr\u00c3\u00a9voyait aussi une sc\u00c3\u00a8ne dans un snackbar. Pour ne pas avoir \u00c3\u00a0 louer un restaurant &#8211; le budget \u00c3\u00a9tant tr\u00c3\u00a8s limit\u00c3\u00a9 &#8211; la productrice a utilis\u00c3\u00a9 un lien qu&rsquo;elle avait avec quelqu&rsquo;un chez McDonald&rsquo;s pour obtenir la permission d&rsquo;y tourner sans avoir \u00c3\u00a0 payer. Et voil\u00c3\u00a0 pour la pr\u00c3\u00a9sence de McDo dans le film. Rien \u00c3\u00a0 voir du tout avec Alexandre Despatie, qui, en passant, n&rsquo;est jamais vu en train de manger du McDo lui-m\u00c3\u00aame dans le film.<\/p>\n<p>Le test ultime, qui nous rend bien plus nerveux que la critique, reste celui du contact avec le public. La productrice m&rsquo;a appel\u00c3\u00a9e ce matin avec les chiffres d&rsquo;hier (vendredi), et je peux vous dire que \u00c3\u00a7a a commenc\u00c3\u00a9 tr\u00c3\u00a8s fort. Les gens qui ont vu le film se font rapidement entendre, sur <a href=\"http:\/\/www.avosmarquesparty.blogspot.com\/\">le blogue de \u00c3\u20ac vos marques<\/a>, et sur les diff\u00c3\u00a9rents sites o\u00c3\u00b9 on encourage les internautes \u00c3\u00a0 voter, comme <a href=\"http:\/\/www.cinemamontreal.com\/aw\/crva.aw\/p.cm\/r.que\/m.Montreal\/j.f\/i.10316\/f.A_vos_marques____Party___2007_.html\">Cin\u00c3\u00a9ma Montr\u00c3\u00a9al<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.cinoche.com\/films\/2677\">Cinoche.com<\/a> ou <a href=\"http:\/\/www.voir.ca\/cinema\/cinema.aspx?iIDArticle=46626#votrecommentaire\">Voir<\/a>. Les t\u00c3\u00a9moignages jusqu&rsquo;\u00c3\u00a0 maintenant contredisent l&rsquo;opinion de monsieur Lussier: on nous affirme, \u00c3\u00a0 grands coups de lettres majuscules et de points d&rsquo;exclamation, que le film ressemble TELLEMENT au monde des ados que c&rsquo;en est TROP MALADE!!! Et on nous dit m\u00c3\u00aame MERCI. <\/p>\n<p>Et \u00c3\u00a7a, c&rsquo;est full cool.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je re\u00c3\u00a7ois, depuis hier, quelques appels et courriels d&rsquo;amis concern\u00c3\u00a9s: &laquo; Comment tu vas? &raquo; &laquo; Comment tu prends \u00c3\u00a7a? &raquo; C&rsquo;est que les critiques pour le film que j&rsquo;ai co-\u00c3\u00a9crit, sont sorties dans les divers journaux et sites Web \u00c3\u00a0 travers la province, et les r\u00c3\u00a9sultats sont, comment dire&#8230; &#8230;full poches, comme dirait un&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/2007\/03\/31\/full-poche-et-full-cool\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Full poche et full cool<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5,7,4],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1527"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1527"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1527\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1527"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1527"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.martinepage.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1527"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}