�a finit mal mais �a commence bien

L’ann�e 2005 commence bien pour ma cin�philie. Apr�s avoir �t� grandement touch�e par le film Hotel Rwanda, voil� qu’un autre film avec un sujet « peu vendeur » m’a conquise: The Woodsman. Encore un bon film qui n’aura pas toute l’attention qu’il m�rite. Oui, je sais, �a parle d’un p�dophile. Oui je sais, c’est un sujet « d�primant ». Oui je sais, bien des gens vont au cin�ma pour s’�vader, pour se sortir du quotidien.

Ya des jours o� je n’ai pas envie de voir un film « dur », une oeuvre qu’on dit s�rieuse. (J’ai vu Shaolin Soccer et Shaun of the Dead en DVD ce weekend et j’ai ador�!) Mais la plupart du temps, m�me quand je sors d’un film dur dont la fin n’est pas tr�s joyeuse, je me sens quand m�me bien si j’ai l’impression d’avoir vu quelque chose qui en vallait la peine. Un film mal �crit ou racoleur est beaucoup plus d�primant � regarder, selon moi, qu’un film qui « finit mal » (et ni Hotel Rwanda ni The Woodsman ne finissent mal au sens hollywoodien du terme.)

Je trouve �a r�jouissant quand une r�alisatrice r�ussit � traiter d’un sujet aussi complexe avec nuance, � nous faire voir une facette d’une r�alit� qu’on conna�t peu, � gratter la surface pour trouver l’humain. Je trouve �a r�jouissant aussi d’assister � une performance d’acteur toute en subtilit�, dans un cin�ma qui fait appel � l’intelligence du spectateur (sans pour autant la matraquer). Allez voir The Woodsman. Il ne sera s�rement pas � l’�cran encore tr�s longtemps.

M�me quand ils ne me r�concilient pas avec l’humanit� – pour avoir trait� d’une de ses horribles facettes – ces films me r�concilient avec la vie. Je sors peut-�tre du cin�ma le coeur plus lourd mais je me sens plus allum�e, plus en vie. On peut difficilement en demander davantage du 7i�me art.

By Martine

Screenwriter / scénariste-conceptrice