Lecture et écriture

Le processus d’écriture d’un livre génère souvent beaucoup de fascination chez les gens. Les éditeurs le savent très bien et les livres how to qu’ils publient sur le sujet occupent à eux seuls de nombreuses tablettes dans les librairies. Une méthode d’écriture, c’est pourtant quelque chose de très personnel, mais j’avoue qu’il est tout de même intriguant de voir comment les autres travaillent.

Deux romanciers québécois ont décidé de partager leur expérience sur le Web. Matthieu Simard, qui a récemment publié son quatrième roman, offre sur son site un court document (en format PDF) illustrant son processus de création. La photo de son pupitre de travail m’a particulièrement fait réagir, avec sa pile de papiers et ses bouteilles d’alcool. Heh heh…

De son côté, un autre auteur montréalais, Stéphane Dompierre, raconte sur son blogue les différentes étapes entre le dépôt de son manuscrit, qu’il vient de rendre à son éditeur, et la publication finale de son livre.

Si le sujet vous passionne et que vous lisez l’anglais, la BBC a rassemblé une section spéciale qui s’appelle How to write (a book, a novel, a memoir, a radio play, …), avec les conseils d’auteurs comme Martin Amis et Robert McKee.

J’ai récemment fait la rencontre par courriel d’une auteure américaine qui habite en Floride mais qui a une passion pour le Québec, au point d’y avoir situé l’action de son roman. Elle partage aussi ses humeurs d’auteure sur un blogue et affirme que même si son roman devenait un best-seller aux États-Unis, elle ne se considèrerait pas entièrement satisfaite si l’oeuvre ne plaisait pas aussi aux « canadiens français ».

Douleurs de croissance

Un mot pour résumer la rencontre Yulblog d’hier soir?

Étourdissant.

C’est intéressant, théoriquement, de réunir le plus de blogueurs possible dans un même lieu, mais en pratique, quantité n’égale pas qualité. Je ne parle pas ici de la « qualité » des gens présents, mais plutôt de celle des rencontres. Quand il y a tellement de gens à voir et de nouveaux avec qui se familiariser, soit on vole, comme une poule sans tête, de conversation en conversation pendant quelques minutes, soit on s’accroche aux mêmes personnes comme à des bouées de sauvetage.

Malheureusement, la Quincaillerie, qui avait auparavant compris le principe du « bar qui n’a pas besoin de mettre la musique à tue-tête pour faire boire le monde », a décidé de monter le volume hier soir. (Oui je sais, je vieillis.) Ça limitait les conversations, disons, ou du moins ça les rendait épuisantes. À mon grand regret, je n’ai eu qu’un bref échange avec Sandra, la camionneuse, et j’ai encore une fois raté ma chance d’en savoir un peu plus sur Pierre-Léon, le chauffeur de taxi. Quand j’ai décidé de quitter à 23h15, je me suis rendue compte, en traversant le bar, qu’il y avait plusieurs groupes de personnes à l’avant de la salle dont je n’avais même pas été consciente de la présence. Et j’ai mis 30 minutes à me rendre vers la sortie!

Victime de sa popularité, le Yulblog? Bah. Ça va faire un temps. Les modes vont et viennent, comme les blogueurs. Éventuellement, les gens se sépareront en plus petits groupes, selon leurs intérêts, comme l’ont fait par exemple les blogueurs d’affaires avec le Yulbiz. Et nous resterons un noyau de vieux croulants, grognons et nostalgiques, portant un culte éternel à nos braves ancêtres qui étaient si peu nombreux.

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