Love and hate and growing up

-Something I hated as a kid that I now love as an adult:
The taste of parmesan.
I used to hate the smell of that stuff, especially the nasty Kraft parmesan in the green tube. Yuk. Couldn’t even sit next to people who were putting in on their food. I was never exposed to real parmesan. Now that I’m a grownup, I LOVE cutting a little chunk of parmesan reggiano and eating it just like that, without any other food interfering with that perfect taste. Mmmm…

-Something I loved as a kid that I hate now:
A piece of toast with butter on it, topped with lots of brown sugar.
Okay, I admit it: I probably wouldn’t hate it but I don’t think I could handle that amount of sugar anymore.

-Something I hated as a kid that I still hate:
The smell of whiskey on someone’s breath. In fact, even the smell of whiskey in a glass almost makes me gag. Can’t help it. Weird reflex. I must have smelled it on the breath of too many of my uncles. That, and gin…

Sorry, I don’t speak French

On parlait � la radio ce matin du livre de Graham Fraser, Sorry I don’t speak French – Confronting the Canadian crisis that won’t go away. Les animateurs de l’�mission ont mentionn� le fait que plusieurs anglophones font l’effort de parler fran�ais mais d�s que les francophones entendent leur accent, ils leur r�pondent imm�diatement en anglais.

Mon chum est un anglophone du Cap-Breton en Nouvelle-�cosse. Il vit au Qu�bec depuis plus de 15 ans et a encore de la difficult� � parler fran�ais. C’est en grande partie « sa faute », bien s�r. Il a pris des cours de fran�ais � son arriv�e mais n’a pas pouss� les �tudes plus loin. Il travaille aussi pour une compagnie am�ricaine et tous ses amis sont soit anglophones, soient bilingues alors parler anglais au quotidien n’est pas un probl�me. Je n’ai ni la patience ni la m�thode pour lui enseigner le fran�ais alors on le parle peu souvent � la maison.

Mais quand on sort et qu’on est dans un commerce ou dans un resto, je m’adresse toujours aux commis et aux serveurs en fran�ais et mon chum en fait de m�me. Son fran�ais est assez bon pour qu’il puisse facilement se faire comprendre mais d�s que les commis entendent son accent, ils lui r�pondent imm�diatement en anglais, m�me s’il continue � leur parler fran�ais! C’est compl�tement d�courageant pour lui qui manque d�j� de confiance dans ses capacit�s d’apprendre une langue seconde. « Is my accent that terrible? », qu’il me demande � chaque fois. Et moi de le rassurer…

Pourquoi est-ce qu’on fait �a si facilement � Montr�al? Est-ce parce que �a nous para�t plus simple? Est-ce vu comme une courtoisie? Est-ce une fa�on de montrer qu’on est sup�rieur parce qu’on est bilingue? Et pourquoi, avec une telle attitude, continue-t-on de gueuler contre les anglos unilingues? Quelle est la logique dans ce comportement?

Je dis souvent � mon chum qu’il faudrait qu’on d�m�nage � Qu�bec (ma ville natale). J’ai l’impression que le probl�me serait moins flagrant l�-bas et qu’il serait plac� dans une situation d’immersion beaucoup plus intense. Mais pour l’immersion, il pr�f�rerait le sud de la France…

L’�tat du bilinguisme au Canada est le sujet de l’�mission de radio Maisonneuve en direct ce midi.