Will shovel for food


I just came back home from an important meeting in old Montreal (yes, it went well). I got off the bus, walked up to our driveway and had to face a mountain of snow so high, I didn’t know if I’d be able to make it to the house. I took one giant step. My knee disappeared in the whiteness. I took another step. I sank all the way down to my waist. I lost my balance and fell face first into the snow bank. I finally made it inside the house. The cat didn’t even try to run outside like he usually does when I open the door.

Now I have to go back and try to shovel all that snow. Guess who can’t help me because he’s got back problems? Yep. Him. At least he’ll cook me dinner.

Send a St-Bernard after me with a little barrel of whiskey if I don’t post again on this blog until Monday.

Update: 2 hours later…

La petite ourse perd le nord

Je peux passer des semaines seule bien au sec sous mon to�t, sans avoir � rencontrer qui que ce soit pour le travail et puis tout � coup plouc, plouc, plouc, il se met � pleuvoir des meetings, comme c’est le cas ces jours-ci. L’ourse des cavernes que je suis devenue doit donc brosser un peu son poil rebelle cette semaine afin de faire bonne impression.

Aujourd’hui, l’ourse mal l�ch�e tendait la patte afin d’obtenir des sous pour faire un film. En novembre dernier, les producteurs, le r�alisateur et moi avions soumis un sc�nario aux organismes charg�s de financer le cin�ma au Canada et au Qu�bec. Nous n’�tions pas les seuls. Les gens de T�l�film Canada nous ont expliqu� qu’ils ont re�u environ 35 projets qui demandent un peu plus de 65 millions de dollars au total. Le probl�me, c’est qu’il n’y a que 5 millions de dollars � distribuer entre les projets. Je ne vous laisse m�me pas faire le calcul. Ce serait trop cruel. Disons qu’il n’y aura problablement m�me pas 5 films qui recevront de l’argent. Les autres devront attendre au prochain tour. Ou changer de carri�re. Il para�t qu’on engage ces jours-ci chez Tim Hortons.

Nous devions donc r�pondre aujourd’hui aux questions de T�l�film sur notre projet. Vendredi ce sera la SODEC. C’est un processus que plusieurs gens du milieu comparent � une visite chez le dentiste (du type traitement de canal). C’�tait ma deuxi�me exp�rience et moi j’aime bien, m�me si �a me fait sortir de ma caverne. J’aime l’exercice de r�pondre aux questions de gens qui ont pris le temps de lire le sc�nario. J’aime �laborer sur certains aspects des personnages. J’aime voir les diff�rentes perceptions qu’ont les gens face � un m�me texte. J’aime comme le tout devient concret d�s qu’on se met � parler s�rieusement de casting. J’aime l’argent aussi, mais �a, je ne saurai pas si nous en recevrons avant la fin du mois de f�vrier prochain, quand les d�cisions finales seront prises par les financeurs. C’est long mais bon, l’ourse retournera hiverner, r�chauff�e par la faible lueur de son �cran d’ordinateur.

Et puis d’ici l� il y aura bien d’autres questions � r�pondre. Celles de la r�alisatrice/journaliste de T�l�-Qu�bec, par exemple, qui viendra me questionner demain sur mon exp�rience du blogue, apr�s s’�tre d’abord adress�e en matin�e � un sp�cialiste de la question. Il y a longtemps que je n’ai pas fait de reportage t�l� et j’ai plut�t l’habitude d’�tre de l’autre c�t� de la cam�ra. J’esp�re que je r�ussirai � m’enlever du chemin de la r�alisatrice et � ne pas donner de suggestions � son cam�raman. Les ourses ont vraiment de terribles mani�res.

Oh et puis la nouvelle n’est pas r�cente mais l’annonce officielle vient r�cemment de para�tre sur le site de T�l�film: nous avons eu des sous pour le d�veloppement (l’�criture) d’un autre projet, une co-production canadienne et britannique qui sera tourn�e d�s que possible… si elle re�oit du financement!

Jouer avec son corps

Je ne suis pas une amateure de jeux vid�o.

Voil�, c’est dit.

Je sais qu’il y a des jeux de grande qualit� et je comprends mes amis qui adorent cet univers mais moi, je n’y peux rien, �a ne m’accroche pas. J’en ai essay� plusieurs pourtant mais c’est toujours la m�me chose: je me lasse au bout de 30 minutes, si ce n’est pas plus t�t. Trop de r�gles � apprendre, trop de boutons et manettes � manier, trop de choses qui me tombent dessus en m�me temps. Pour que je puisse prendre plaisir � un jeu je dois avoir l’impression d’y �tre « une naturelle », de pouvoir progresser sans avoir � patienter pendant trop longtemps. Voir mon petit bonhomme mourir � toutes les 5 minutes et devoir attendre que la machine (ou l’engin) red�marre le jeu pour me retrouver quelques minutes plus tard devant le m�me obstacle impossible � franchir… bof. Aucune patience pour �a. Les environnements graphiques sombres des jeux ne me s�duisent pas en g�n�ral, tout comme leurs univers guerriers, m�di�vaux ou de science fiction.

Je pensais �tre un cas d�sesp�r� jusqu’� ce que mon amie Lightspeedchick – productrice de jeux vid�o qui r�ve de s�duire le bassin de client�le que je repr�sente – vienne me rendre visite avec son EyeToy. (Mes neveux �taient en visite alors nous avions une bonne excuse). Je me suis retrouv�e debout devant l’�cran de t�l�, � bouger, sauter, danser, � donner de « vrais » coups de karat� � de petits personnages virtuels… et j’ai tout de suite eu envie de recommencer! J’ai m�me song� � acheter un EyeToy � mes neveux juste pour pouvoir y jouer de nouveau moi-m�me, mais l’appareil n’�tait pas disponible pour leur plateforme de jeux.

Lightspeedchick a remis �a dimanche dernier en me permettant d’essayer ses nouveaux bongos �lectroniques et de jouer � Donkey Konga. Je n’�tais pas tr�s bonne mais cette fois-ci �a ne me faisait rien: je m’amusais et j’avais envie de continuer. Aurais-je finalement trouv� le type de jeux qui me convient?

Wired News vient de publier un article sur le sujet intitul�: I Dance, Therefore I Am. Ce n’est pas tous les jours qu’on lit un article concernant les jeux vid�os qui cite Platon, Kafka, Nietzsche et… Brian Eno!

« One evening last week I got up from my computer — I seem to be on the damned thing all the time, using my body so little I might as well be a brain in a jar — and went to a party.

It was a birthday party at the apartment of my friends Xavier and Anne, and it turned out to be pretty fun. Actually, when I think about it, what I did all night at that party was exactly what I do at home all day: interface with a computer. But Xavier’s computer knows something my home computer doesn’t, something important: It knows I have a body.

« I dance, » I thought to myself, nudging a new high score as friends cheered me on, « therefore I am. »

J’aimerais bien essayer un jeu qui me permettrait d’entrer dans un univers narratif complexe, avec des personnages bien �toff�s, mais dans lequel je pourrais utiliser mon corps au lieu d’une manette ou d’un clavier. Tu me produis un jeu comme �a bient�t, Lightspeedchick?

L’auteur de l’article de Wired News, imomus, �labore sur le sujet sur son blogue.