Un �t� qui ne se la coule pas douce

Mon blogue est comme un petit canard avan�ant sur un lac: calme en surface mais p�dalant comme un d�cha�n� sous l’eau.

Si les choses ont l’air tranquille sur ni.vu.ni.connu ces jours-ci, c’est donc que dans ma vie, �a p�dale en fou:

-D’abord, un gros contrat de r�-�criture de sc�nario qui m’a tenue occup�e et quelque peu stress�e en d�but de semaine mais qui est finalement tomb� � l’eau (du moins pour ce qui est de ma participation). Un jour, quand le courant aura emport� cette histoire au loin, je vous raconterai peut-�tre le gros plouf! que ce projet a fait � mes oreilles. Il faut se mouiller, dit-on, et savoir prendre des risques. J’ai quand m�me appris beaucoup dans tout ce processus et je suis contente d’avoir su garder la t�te hors de l’eau.

-Ensuite, une premi�re version d’un nouveau sc�nario � remettre pour le 15 septembre. C’est un projet tr�s int�ressant, un drame fantastique, bas� sur une id�e d’un com�dien et acteur qu�b�cois bien connu avec qui je vais collaborer �troitement. Il est venu me chercher chez moi vendredi dernier, au volant d’une superbe voiture de collection, question de me plonger dans les eaux de cet univers fantastique. C’�tait tr�s dr�le et �trange � la fois de voir tous ces gens le reconna�tre et le saluer alors que nous roulions entre chez moi et chez lui. En bonne fille de Qu�bec, je me sentais comme une duchesse du carnaval, pr�te � saluer la foule de la main, bien assise sur son char all�gorique. (Frontenac! Frontenac! Bon, j’avoue, il faut �tre de Qu�bec pour la comprendre, celle-l�.)

-Une r�vision de Mafiaboy � terminer avant octobre. On attend encore les commentaires des gens de T�l�film avant de d�buter le travail de s�duction r�-�criture.

-Une r�vision d’un autre sc�nario, adapt� d’un roman, � terminer avant octobre.

-Une autre r�vision d’un autre sc�nario, que j’ai adapt� du fran�ais � l’anglais, avec plusieurs modifications et nouvelles sc�nes, � fignoler dans les prochaines semaines.

-Et puis un gros projet de t�l�s�rie (fiction) � d�velopper � la demande d’un producteur et sur lequel une recherchiste travaille d�j�. Le travail d�butera pour moi � l’automne.

Malgr� tout cela, quand les gens d’un organisme de financement du cin�ma ont parl� � l’une des productrices avec laquelle je travaille aujourd’hui, ils lui ont dit � mon sujet: « Mais elle n’est pas « connue » et elle n’a rien produit! » Une sc�nariste n’est rien si ses textes ne sont pas encore port�s � l’�cran (ou si elle n’est pas une vedette de t�l� mais �a, c’est une autre histoire).

�a viendra. �a viendra. L’eau coulera sous les ponts.

Quand on m’appelle pour un projet ces jours-ci et qu’on me parle d’une sc�ne en particulier, mon cerveau met environ 30 secondes avant d’acc�der au bon dossier et de comprendre de quoi on parle.

Essoufl�e et en nage, mais heureuse comme un poisson dans l’eau.

Pay� pour bloguer

Vous bloguez depuis un bon bout de temps, simplement pour le plaisir, et puis tout � coup, miracle, on vous offre de vous payer pour bloguer!

Quand la surprise passe, une question reste en suspens: combien facturer et comment le faire? Darren, un blogueur de Vancouver que l’on paye parfois pour �crire sur des blogues corporatifs, apporte quelques r�ponses � cette question bien complexe.

Jaws log

« Courage and stupidity. Those are the two things Steven Spielberg thinks about when he looks back on his much younger self as he prepared to film Jaws on location on Martha’s Vineyard in the spring of 1974.

Carl Gottlieb, who was called in to finish a rough Benchley-Spielberg screenplay and who plays the publisher of the Amity Gazette in the film, concurs that it was a difficult shoot and that it could have ended in disaster.

« I had a couple of advantages, » Gottlieb says in a telephone interview from New York. « It was my first produced feature film so I had no fear. More realistically, I came from a five-six-year background of improvisational acting and directing and I knew good work could be created quickly, on the fly. »

In his 1975 book Jaws Log, which is enjoying a new hardcover re-issue by Newmarket Press, Gottlieb explains how the film was rushed into production without a finished script.

He found himself acting in scenes by day and dashing off pages of rewrites by night. »

From Screenwriter’s Utopia.