Jeopardy in the library

Had a meeting in the city today and I was afraid to get stuck in traffic on the bridge so I decided to have lunch on Mont-Royal and then try to work at the Biblioth�que Nationale du Qu�bec on Berri until Blork gets out of work.

I have a hard time working in cafes. It’s hard for me to work with music and when I do work with music, I’m very picky about the kind of tunes I can handle. Also, I love to watch people and listen to their conversations so I never really manage to fully concentrate on my work or even on a book. Plus, I make funny faces when I write so it can be a bit embarrassing.

I thought the library would be a better public working space for me. It’s working ok so far, but still, I feel a little weird. Most regular tables were occupied by noisy groups of students and readers so I’ve gone to a quieter area on the southern side of the library, near the entrance of the Collection Nationale (la chambre de bois). It’s a strange spot, with long tables that 5 people can share, and the tables are layered like giant stairs, leading to the upper floor of the library. (It’s kind of hard to explain – picture to come here’s a picture.)

Anyway, this layout looks like the set on Genie en Herbe (old quizz show on Quebec tv) or that giant tic-tac-toe quizz show that used to play in the U.S.. There are a lot of first time visitors slowly walking by and looking up at the layered tables where I’m sitting. I feel like every single visitor is about to ask me a quizz question. Who wrote Gone with the Wind? Who was the first prime minister of Canada? What is the fastest animal on the planet? Yikes!!!!!

I better get back to the screenplay.

Whoa! That is WEIRD! As I was reviewing this post before publishing, a woman sat next to me. I had a vague sense of recognition and then I realized that she was also sitting next to me at the restaurant where I had lunch 2 hours ago. You think she’s stalking me?

Double whoa! As I was reviewing this post once more, an old friend from Quebec City – a terminologue at the Office quebecois de la langue francaise – just walked by and we had a lovely chat. It’s one of his coworkers who came up with the term baladodiffusion for podcasting. (We whispered, of course. This is a library after all.)

I’m not sure working in a public space is such a good idea for me after all…

Dilemme

Je travaille au sous-sol en fin de soir�e, cherchant la fra�cheur pour arriver � terminer un texte que je dois remettre le surlendemain. Spiff descend soudainement me rejoindre, suivi d’un Blork tr�s inquiet. La respiration du chat est haletante, son coeur bat � tout rompre et ses pattes arri�res ne le supportent plus. Spiff a 14 ans et il a d�j� eu des probl�mes de respiration mais rien qui se rapproche de ce dont Blork et moi sommes t�moins en ce lundi soir.

Avec l’aide de MJ, nous trouvons un h�pital v�t�rinaire ouvert pour les urgences en soir�e. Alors que notre chat est vu imm�diatement par un v�t�rinaire et que nous attendons le r�sultat des radiographies, je pense � ce d�bat ces jours-ci au Qu�bec concernant la m�decine priv�e et publique. Aucun humain au Qu�bec ne re�oit des soins aussi rapides et efficaces que ceux auxquels Spiff a droit dans cette clinique priv�e…

Vingt minutes apr�s notre arriv�e, alors que Spiff retrouve son souffle sous la tente � oxyg�ne, la v�t�rinaire nous montre les r�sultats des radiographies. Insuffisance cardiaque congestive. Embolie pulmonaire. Traduction: le coeur de Spiff est �norme, bloqu�, et ses poumons se remplissent d’eau.

�a ne se gu�rit pas mais �a se traite. On nous sugg�re une quantit� de tests, �cographies, m�dicaments. La facture est �norme, bien s�r. Puis on nous parle de pronostic pour un chat de cet �ge. Dans le meilleur des cas, un an et demie. Dans le pire… Le pire, c’est le pire. Nous repartons vers la maison, laissant Spiff sous la tente � oxyg�ne pour la nuit.

Il va mieux maintenant et il est rentr� � la maison. Son souffle est normal et il mange et dort et se plaint comme Spiff l’a toujours fait. Nous devons lui donner deux m�dicaments par jour… pour le reste de ses jours. D’autres tests et �cographies seraient n�cessaires pour bien cibler le traitement. Nous avons choisi de rentrer � la maison et de faire un traitement de base, pendant que nous r�fl�chissons � la d�cision � prendre.

J’adore la compagnie des animaux mais j’ai horreur de cette responsabilit� qui vient avec, ce lourd pouvoir de vie ou de mort. Choisit-on de prolonger la vie d’un chat de cet �ge avec des m�dicaments et des op�rations �labor�es par pur respect pour l’animal ou pour faire taire notre culpabilit�? Pour nous laisser le temps d’apprivoiser l’id�e que nous devrons bient�t nous en s�parer? D’un autre c�t�, voyons-nous les animaux comme des compagnons « jetables » quand nous d�cidons de ne pas investir quelques centaines de dollars pour ajouter des ann�es � leur vie?

Il y a quelques ann�es, j’ai fait le choix de faire euthanasier mon chat de 13 ans qui avait un cas de diab�te s�v�re. Je me sens encore coupable de ce geste. La jeune v�t�rinaire id�aliste qui l’avait trait� m’avait expliqu� que le matou pourrait vivre « heureux » jusqu’� l’�ge de 20 ans gr�ce � deux injections d’insuline par jour. Une proc�dure tr�s simple, tentait-elle de m’expliquer.

Je sais que pour bien des gens qui ne partagent pas leur quotidien avec des animaux, ce genre de dilemme est sans importance, qu’il est le signe d’une soci�t� trop g�t�e qui traite ses animaux comme des enfants. Ce n’est pas enti�rement faux. J’ai cependant toujours eu un grand respect pour les animaux et mis � part l’impact �motif �vident sur mon quotidien, ce genre de choix me pose un probl�me �thique consid�rable.

L’autre probl�me, plus concret celui-ci, c’est de s’assurer que le Mini fiche la paix au pauvre Spiff.