Anniversaire

Ni vu ni connu, mon blogue vient de f�ter son 3i�me anniversaire! Le premier billet fut nerveusement r�dig� le 5 f�vrier 2002. 789 billets plus tard, me voici encore, avec mes coups de coeur, mes coups de t�te, mes projets et mes nombreux d�sirs. ;-)

Merci d’�tre l�!

Surreptitiously (or as we say in French, ni vu ni connu), my blog has turned 3 over the weekend. The first post was written with much nervousness on February the 5th, 2002. It’s now post number 789 and I’m still going at it, sharing the things that move me and shake me, as well as my projects and many many desires. ;-)

Thanks for sticking around!

D�branch�

Hier soir, Blork et moi avons regard� l��mission Au Courant, que nous avions enregistr�e samedi dernier. Le site Web de l��mission la d�crit ainsi :
Au Courant is a new, English-language, half hour weekly program that gives an insider’s look into what is making news in French Canada.

C��tait la premi�re de cette �mission de la CBC Newsworld, �mission qui s�est retrouv�e au centre d�une controverse avant m�me d�avoir �t� vue par les journalistes. En gros, disons que plusieurs journalistes �taient en d�saccord avec le choix de Mitsou comme animatrice de cette �mission qui rel�ve des affaires publiques, alors qu�on avait fait passer auparavant des auditions � des journalistes d�exp�rience et de talent.

Je n�ai rien contre Mitsou, qui est d�j� tr�s tr�s occup�e par ses nombreux boulots qu�elle semble g�rer avec succ�s, et je sais qu�elle est une des rares vedettes qu�b�coises connues au Canada anglais. Je n��tais pas surprise non plus par le choix de la CBC. Je sais, pour y avoir travaill�, que la t�l� d��tat est comme toutes les autres t�l�s et que les choix d�animateurs sont bas�s sur deux choses bien simples : 1. La t�l�g�nie (qui est diff�rente de la beaut�), et 2. Le vedettariat. On veut des � vedettes � parce qu�on veut des cotes d��coute �lev�es et on est persuad�, � tort, je crois, que le public ne veut que des visages connus comme animateurs. La familiarit� avec le contenu pr�sent� n�est pas un crit�re qui p�se lourd dans la balance quand vient le temps de faire le choix d�un animateur et ce, m�me quand l��mission est produite par le secteur des affaires publiques.

Mais Mitsou est sympathique, d�brouillarde et tr�s motiv�e: j��tais donc curieuse de voir comment elle allait s�en tirer.

Le r�sultat �tait tr�s d�cevant, p�nible m�me, � un point tel que nous n�avons pas r�ussi � regarder l��mission au complet. Mitsou �tait visiblement mal � l�aise dans cet environnement tr�s st�rile et semblait compenser avec une panoplie d�expressions faciales qui m�ont donn� l�impression de regarder une �mission pour enfant. Je m�attendais � ce que Passe-Partout sorte de la garde-robe et vienne faire une petite visite de courtoisie � l�animatrice. L�anglais de Mitsou n��tait pas facile � suivre mais son malaise �tait surtout �vident lors de la table-ronde avec deux journalistes, dont Patrick Lagac� du Journal de Montr�al, qui a r�ussi � bien s�en tirer malgr� un contexte difficile. Mitsou n�arrivait pas � animer la discussion sans s�accrocher � ses notes, allant m�me jusqu�� carr�ment lire les questions qu�elle adressait � ses coll�gues. J�avais h�te pour elle que l��mission finisse. J�ai fini par appuyer sur stop. On ach�ve bien les chevaux…

La faute ne peut pas enti�rement reposer sur les �paules de Mitsou. Le packaging de l��mission (sa pr�sentation, son montage, les graphiques, la musique) manque de doigt� et de professionnalisme. Les anglophones qui connaissent peu la culture et la politique francophones sont bombard�s d�images et de courtes nouvelles qui s�empilent en d�sordre. On va des vedettes qu�b�coises au taux de suicide, en passant par les loteries vid�o et ce, sans logique apparente dans la structure de l��mission. J�ai vu environ 20 minutes d’Au Courant et j�arrive � peine � me rappeler de ce dont on a parl�, alors que j��tais famili�re avec tous les gens et les sujets pr�sent�s. Imaginez alors ce que �a devait �tre pour un anglophone qui n�est pas d�j� au courant de ce qui se passe au Canada fran�ais! H�, j�y pense, pas besoin de l�imaginer! Allez voir ce que mon anglo pr�f�r� en a pens�.

Je suis consciente qu�une premi�re �mission n�est jamais parfaite et qu�on peut faire des ajustements en cours de route. L�id�e derri�re l��mission est bonne mais toute la pr�sentation et le rythme sont � revoir. Voudra-t-on investir un peu plus d��nergie et d�argent dans une �mission pr�sent�e � Newsworld le samedi soir � 19h00? Poser la question, c�est probablement y r�pondre. C’est dommage, comme disent les anglos.

Living vicariously

It’s hard to work today with the sun and the warmth calling me outside. The balcony door is open and I can sit next to it without having to put a sweater on. Even the cat is outside, on the balcony, taking in the sun. But I’m a freelancer and a freelancer who doesn’t meet a deadline is a freelancer who doesn’t get paid, so here I am, typing away, working on a romantic comedy. I think I’ll send the characters out for a stroll in a park.