Singerie d’octobre

En parfait accord avec l�halloween, l�horreur est au menu pour les singeries d�octobre (d�tails sur le principe des singeries ici). Racontez-nous une mauvaise exp�rience de repas chez des gens o� vous �tiez invit�s. Les restaurants ne comptent pas � il y a trop de mauvaises exp�riences dans ces lieux! Dites-nous : Est-ce que la bouffe �tait immangeable? Est-ce que vous avez renvers� votre verre de vin sur l�h�te? Est-ce que tout le monde a �t� malade en m�me temps? R�galez-nous avec vos d�tails.

En English version of the October Monkey is available here.

Voici ma singerie :

Quand j��tais petite j��tais tr�s difficile dans mes choix de nourriture : je ne bouffais rien, sauf du poulet, des pommes de terre et des carottes. Avec le temps, je me suis grandement am�lior�e sur cet aspect et je suis beaucoup plus aventureuse quand vient le temps d�essayer un nouveau mets.

Oubliez cependant les escargots, les hu�tres et les cuisses de grenouilles. La texture des deux premiers aliments me d�go�te et je n’aime pas les grenouilles.

Nouvellement arriv�e � Montr�al, je ne connaissais pratiquement personne, ce qui rendait ma vie sociale tr�s limit�e. Un soir d�automne, des amis de ma s�ur, des gens que je connaissais tr�s peu, ont organis� un souper pour une dizaine de personnes et ont gentiment d�cid� d�inviter « la s�ur de Maryse qui �tait toute seule un samedi soir. »

L�ambiance est bonne jusqu�� ce qu�on nous apporte l�entr�e : des escargots � l�ail dans leur coquille. L�horreur. J�essaye de ne pas montrer mon d�go�t mais je sais qu�on peut habituellement tr�s bien lire mes sentiments sur mon visage. Ma s�ur, qui n�aime pas non plus les escargots, me regarde avec de grands yeux. « T�aime �a toi, les escargots? » Je fais non de la t�te, un non tout discret et d�sesp�r�. Nous luttons alors toutes les deux pour retenir un fou rire nerveux. Je n�ose pas dire � ces gens tr�s g�n�reux que l�entr�e dont ils sont fiers me d�go�te, mais je n�arrive pas � imaginer comment je vais pouvoir avaler ces bestioles. J�ai d�j� mal au c�ur. Il faut �tre courageuse.

Les gens sont presque tous servis quand un bruit retentit dans la pi�ce. CLAC! Une coquille d�escargot explose et le petit �tre d�gueu s�envole pour finir en t�che noire au plafond. Ses confr�res, impatients dans nos assiettes, se mettent alors � exploser aussi. CLAC! POUF! CRIC! Les convives se retrouvent couverts de la substance visqueuse et se mettent � pousser des cris d�horreur. Ma s�ur et moi ne retenons plus notre fou rire. Les h�tes se perdent en excuses. « On ne comprend pas ce qui se passe! C�est la premi�re fois qu�on pr�pare des escargots � la maison. »

Ils retirent nos assiettes sans que nous ayons pu toucher � l�entr�e, au grand soulagement de ma s�ur et du mien. Pouvoirs t�l�kin�siques de notre part? Escargots d�sirant un destin plus spectaculaire que celui de la digestion? On ne le saura jamais mais moi, je continue � rester loin de ces cr�atures pour lesquelles j�ai dor�navant un plus grand respect.

Conf�rence et effeuillage complet

En d�cembre prochain, j’animerai un atelier/conf�rence dans le cadre du congr�s annuel de la FPJQ.

Je me demande si j’oserai suivre les conseils de Karl dans ma mani�re de pr�senter le contenu de l’atelier aux participants?

« Prenez corps avec la r�alit�, vivez la chair de votre sujet, faites l’amour avec le public qui est devant vous. Il faut savoir se donner, se livrer, il faut accepter de ne pas se cacher derri�re un paravent de mots, pratiquer l’effeuillage complet et mettre � nu toutes vos id�es. »