Radio-Canada ne répond plus

Je tente de suivre les élections sur le site Web de Radio-Canada en même temps que je suis le tout sur quelques blogues et sur Twitter.

Radio-Canada ne fonctionne plus. Rien à faire. J’ai d’abord perdu le son, puis l’image, et là je n’arrive même plus à accéder au site. Frustrant.

Bon, ok. J’allume la radio puisque mon chum vient de réclamer la télé pour regarder 24.

je tenè absolumen a vou dir que pour me ca vo etr le meilleur film adate

Comme je vous l’ai déjà raconté plus tôt, j’ai assisté mercredi dernier à Québec à l’avant-première du film À vos marques… party! en compagnie d’amis et de membres de ma famille. J’étais assise à côté d’une vieille copine du secondaire, qui était venue en compagnie de son conjoint et de leurs deux adolescentes. Quand est arrivée la scène de la messagerie instantanée, ma copine s’est penchée vers moi et m’a dit, taquine: « Ce n’est pas réaliste. Ils ne font pas de faute! » Du tac au tac, je lui ai répondu: « C’était ma minute éditoriale. »

Le film a un blogue et je passe pas mal de temps à m’en occuper et à m’assurer qu’il y ait une présence constante et des mises à jour fréquentes. Je savais que les jeunes ne respectent pas l’orthographe et qu’ils utilisent beaucoup de contractions lorsqu’ils échangent par messagerie instantanée. J’ai cependant été ébranlée de voir qu’ils utilisent le même niveau de langage dans les commentaires sur le blogue. Wow. Moi qui croyais que tout échange par écrit ne pouvait qu’être bon pour les jeunes (c’est de la lecture et de l’écriture après tout), je vous avoue que ça m’a fait peur. Écrivent-ils ainsi parce que le Web n’est pas considéré, en général, comme un médium « scolaire »? Ou bien est-ce que les professeurs au secondaire se tapent des travaux écrits de cette manière? Rassurez-moi, quelqu’un…

Pour les scènes de messagerie instantanée incorporées dans le film, nous avons tout de même choisi de bien épeler les mots, à quelques expressions et codes près (comme « WTF »). C’était d’abord et avant tout une question de clarté; lire au grand écran n’est pas toujours facile et comme ça passe vite, il valait mieux que le texte soit compréhensible. Mais l’autre justification de ce choix, c’est que je ne pouvais me résigner à mettre ce niveau de langage dans la bouche (ou sous les doigts) de tous les personnages. Au diable le réalisme, du moins dans ce cas-ci! Il y a des fois où on a le goût de se faire maîtresse d’école et de donner le bon exemple.

Je dis ça, bien sûr, et vous allez sûrement finir par trouver des fautes dans la scène… ;-)

Fébrile

Journée vraiment géniale à Québec hier. Il n’y a rien comme un voyage en minivan via l’ennuyante autoroute 20 pour permettre aux gens de se rapprocher. Y’a rien non plus comme une poutine/galvaude pour créer des liens! (Note pour moi-même: bouffer une galvaude avant une première n’est pas une très bonne idée.) J’apprends donc à connaître les jeunes acteurs qui font partie de la distribution de À vos marques… party!, et je découvre petit à petit le très sympathique réalisateur, Frédérik D’Amours. Comme nous sommes tous les deux originaires de la ville de Québec, la soirée d’hier fut vraiment spéciale pour nous car nous avons pu assister à la première du film en compagnie de membres de notre famille et de nos amis. Un gros, gros merci à ceux qui étaient là et qui m’ont fait des commentaires après le film avec des yeux brillants. Wow. J’ai vraiment été touchée de partager ce moment là avec vous. Tard dans la nuit d’hier, de retour vers Montréal dans la minivan sous la pluie verglacante, Frédérik et moi blaguions sur le fait que nos proches nous ont tous fait des commentaires très positifs, en insistant à plusieurs reprises pour nous dire qu’ils le pensaient vraiment et que ce n’était pas juste parce qu’ils étaient nos parents/soeurs/amies/copains de blogues qu’ils nous faisaient de bonnes remarques. On vous a cru avec tout l’abandon dont nous sommes capables. ;-)

Les réactions que nous avons reçues jusqu’à maintenant sont très bonnes et le « buzz » nous rend tous un peu fébriles (du moins JE me sens fébrile). Nous avons constaté avec surprise que les gars, même les vieux (vous savez, les 35 ans et plus), embarquent complètement dans le film et que plusieurs en resortent les yeux mouillés… Les nouvelles culturelles de Radio-Canada ont monté un bon topo qui a qualifié le film « d’honnête et de dynamique » (vous pouvez visionner le topo de Lise Villeneuve ici). Kevin Laforest du Voir a dit que « derrière des allures légères, le film s’avère plus complexe qu’il n’y paraît » et a parlé de « niveau d’émotion inattendu ». Ça fait drôle de me voir décrire dans certains articles d’abord et avant tout comme une « blogueuse », mais au fond, compte tenu du nombre d’heures que j’y consacre par semaine, « ça fait du sens », comme dirait l’autre.

La grande première montréalaise aura lieu mardi prochain à la Place des arts. 1,500 spectateurs. Oh boy.