The jolly man has manners

So I’m on Laurier Street tonight, trying to cross the busy road at a pedestrian crosswalk. I make it halfway through but I have to stop in the middle of the street because the cars coming towards me won’t stop, even though I have priority. (Quebec drivers really don’t know about the rules for pedestrian crosswalks. We really need a special TV ad campaign to let them know about this simple principle. Maybe Tout le monde en parle could mention it sometime, just to reach as many drivers as possible? It would do a big public service.)

Five or six cars pass me without slowing down. Finally, an SUV comes towards me. I notice with surprise that it is losing speed and finally stops to give me the right of way. I make eye contact with the driver to thank him. It’s Santa. Santa Claus is behind the wheel, fully decked out with the red hat, the beard and all. I give him my warmest smile. He gives me a little hand wave.

Dear Santa: I forgive you for driving an SUV. Your good manners almost make up for your vehicle’s emissions.

Mon beau sapin recyclé

Votre sapin de Noël n’est pas encore fait. Vos garde-robes sont remplies de vieux gadgets électroniques, de composantes informatiques désuètes et de jouets abandonnés.

Alors innovez.

Et si vous avez perdu Marie ou Joseph pour la crèche, ce n’est pas très grave non plus. Quelqu’un saura bien se porter volontaire.

Trouvé via Treehugger.

Bloguer: se diluer par l’écrit?

En février prochain, ça va faire 5 ans que j’écris sur ce blogue, à raison de plusieurs billets par semaine. La fréquence de mes écrits sur ni.vu.ni.connu et ma motivation à mettre ce blogue à jour vont par vague et ces jours-ci, je semble toucher un creu. Je ne m’en inquiète pas outre mesure; je sais que c’est arrivé par le passé et que c’est généralement de courte durée. Je suis bien consciente aussi que le projet professionnel sur lequel je travaille actuellement me préoccupe et me demande beaucoup d’énergie mentale. Disons que ça me coupe un peu l’inspiration pour tout le reste.

Je ne me suis jamais donné de but précis pour ni.vu.ni.connu. Je n’ai pas voulu m’imposer de thème, même si les blogues spécialisés semblent avoir plus de succès que ceux qui parlent d’une multitude de sujets. Je n’ai pas non plus voulu m’imposer un rythme de publication. La seule règle que je me donne, c’est d’écrire quand j’en ai envie. Si jamais le blogue devient une tâche plutôt qu’un plaisir, j’arrête.

L’exercice a débuté pour moi en tant que simple expérience en 2002, alors qu’on m’avait demandé d’écrire un article sur les blogues et que je voulais tester les outils disponibles. J’y ai pris goût rapidement, surtout pour la liberté d’écriture et la rapidité du feedback qui faisaient grandement contraste avec ce que je vivais dans ma carrière de pigiste. Même si ces plaisirs sont toujours là, je me questionne parfois sur les raisons profondes qui font que je continue encore après toutes ces années, sans intention véritable d’arrêter. Ce n’est pas un questionnement lourd qui m’obsède au quotidien, mais plutôt des questions qui flottent dans l’air et que j’attrape au passage, une fois de temps en temps.

Plusieurs personnes bloguent soit parce qu’elles ont envie d’intégrer l’écriture dans leur vie ou soit parce que l’écriture fait déjà partie de leur quotidien ou de leur travail. Plusieurs blogueurs d’expérience ont fait le calcul des mots dans leurs billets au cours des années et ont constaté que s’ils y avaient consacré la même énergie, le roman ou le scénario dont ils rêvent serait déjà écrit (et révisé plusieurs fois). Transformer ses billets en livre alors? Pas évident. La vraie nature du blogue – celui qui fait état non seulement du quotidien de son auteur mais qui partage aussi ses impressions de navigation sur le Web en offrant des hyperliens (d’où l’expression web log – c’est à dire carnet de bord du Web) – est du domaine de l’éphémère et supporte mal l’impression sur papier.

Alors qu’est-ce que le blogue, tout éphémère et spontané qu’il est, apporte véritablement à ceux qui ont des ambitions littéraires et artistiques? Réchauffe-t-il vraiment leurs muscles d’écrivain ou bien leur permet-il plutôt de remettre l’essentiel à plus tard?

La beauté du Web, c’est qu’on peut facilement y trouver des gens qui ont les mêmes questionnements que nous et qu’au lieu d’avoir à faire tout le processus de réflexion, on peut simplement pointer vers le travail des autres! Beth du blogue Cassandra pages est une auteure et blogueuse américaine installée depuis quelques années à Montréal. Elle vient de publier, en anglais, son cheminement personnel face à ces mêmes questions. Je me permets de reproduire un paragraphe de son dernier billet, ci-dessous, mais je vous invite à lire les trois billets qu’elle a consacrés au sujet. Son écriture est superbe et ses réflexions sont toujours profondes. Belle plume, belle personne. (Beth est aussi une amie.)

Blogging reminds me of being young, when I felt like I had all the time in the world and could therefore pursue every path in the forest, picking up every shiny object that attracted my attention. Blogging encourages that, and rewards it. I used to play the piano and the flute and sew and knit and paint and do calligraphy and make handmade books and garden and cook. It was only when I turned forty that I decided that time was up, and I had better focus on something if I wanted to end up with a body of work in any medium — which was, at the time, how I expressed the need I felt. Now I see that the process of writing creates a person, and that this is more valuable than a growing pile of manuscripts or even published works – but that is a spiritual topic best explored some other time. Nevertheless, choosing a craft and deciding to try to work on it, not to the total exclusion of the others, but with real focus, has been worth it for me. And while blogging has been an important part of that process, these persistent recent questions in my head have led me to wonder if blogging has become, for me, a way to divert myself within the medium of writing, much as I used to with all those other creative pursuits.